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La Bible n’est pas tombée du ciel toute faite : elle est le fruit d’une révélation divine progressive transmise d’abord oralement, puis mise par écrit sous l’inspiration du Saint-Esprit, et finalement reconnue et définie par l’autorité de l’Église. Le canon (liste des livres reconnus comme inspirés) catholique comprend 73 livres : 46 pour l’Ancien Testament (incluant les 7 livres deutérocanoniques) et 27 pour le Nouveau Testament. Ce canon a été fixé par les Conciles de Rome (382), d’Hippone (393) et de Carthage (397) sous la conduite de saint Augustin, puis défini infailliblement par le Concile de Florence (1442) et de Trente (1546).
Argument fondamental contre le Sola Scriptura : sans l’autorité de l’Église, nous ne saurions pas quels livres constituent la Bible. Ce sont les évêques réunis en Concile qui ont déterminé le canon. La Bible n’a pas produit l’Église ; c’est l’Église qui a reconnu la Bible. Les protestants, en rejetant l’autorité de l’Église, ont supprimé 7 livres de l’AT (livres deutérocanoniques : Tobie, Judith, 1-2 Maccabées, Sagesse, Siracide, Baruch) dont la doctrine les gênait (la prière pour les morts, en 2 M 12, légitime le Purgatoire).
L’inerrance biblique affirme que la Bible, en tout ce qu’elle affirme, est exempte d’erreur, parce qu’elle est inspirée par Dieu qui ne peut se tromper ni nous tromper. Cette inerrance s’étend à tous les domaines que l’auteur sacré entend affirmer : vérités de foi et de moeurs, et aussi les assertions concernant l’histoire ou la réalité naturelle. Léon XIII dans Providentissimus Deus (1893) et Benoît XV dans Spiritus Paraclitus (1920) ont défendu cette inerrance totale contre les tentatives de la limiter aux seuls enseignements religieux.
Précision essentielle : l’inerrance ne concerne que ce que l’auteur inspire entend affirmer. Une parabole n’a pas besoin d’être historiquement vraie pour être sans erreur. Les genres littéraires (Divino Afflante Spiritu, Pie XII, 1943) doivent être identifiés pour connaître la portée des assertions. Mais il ne faut pas utiliser le genre littéraire comme passe-partout pour éviter les difficultés : abus condamné par les décrets de la Commission Biblique Pontificale.
L’Ancien Testament n’est pas rendu caduc par le Nouveau : il en est la préfiguration et la préparation. L’unité des deux Testaments est un principe fondamental de la lecture catholique. Le Nouveau est caché dans l’Ancien, l’Ancien est manifesté par le Nouveau (Novum in Vetere latet, Vetus in Novo patet, saint Augustin). L’AT préfigure le NT par des types (figuras) : le sacrifice d’Abel préfigure la Croix, le Déluge préfigure le Baptême, l’Exode préfigure la Rédemption, l’agneau pascal préfigure l’Eucharistie, Moïse préfigure le Christ.
La tradition catholique depuis Origène, Augustin et Thomas d’Aquin développe quatre niveaux de lecture de l’Écriture. 1. Sens littéral (historique) : ce que le texte dit directement (Jérusalem est une ville, l’Exode est un fait historique). 2. Sens allégorique (typologique) : ce que le texte préfigure du Christ et de l’Église (Jérusalem = l’Église, l’Exode = la Rédemption). 3. Sens tropologique (moral) : ce que le texte enseigne sur la conduite de vie (la traverse du désert = lutte contre les vices). 4. Sens anagogique (eschatologique) : ce que le texte dit des réalités célestes finales (Jérusalem céleste = le Paradis).
Messie (hébreu Mashiah ; grec Christos) signifie « l’Oint du Seigneur ». L’Ancien Testament annonce un Messie royal (descendant de David, Is 11, Mi 5,2), sacerdotal (selon Melchisédech, Ps 110) et prophétique (Dt 18,15). Le livre d’Isaïe est la source la plus riche de propheties messianiques : Is 7,14 (la Vierge concevra), Is 9,5-6 (un enfant nous est né, Admirable, Conseiller, Dieu fort), Is 53 (le Serviteur souffrant broyé pour nos iniquités), Is 61,1 (« l’Esprit du Seigneur est sur moi », cité par Jésus à Nazareth). Ces propheties, écrites 700 ans avant Jésus, constituent un argument apologetique majeur de la messianité de Jésus.
Les quatre Évangiles sont des témoignages historiques fiables, confirmés par l’archéologie, l’histoire non-chrétienne (Tacite, Pline le Jeune, Flève Josèphe) et la cohérence interne. Les Evangiles ont été rédigés du vivant des témoins oculaires : Marc avant 70, Matthieu et Luc entre 60-80, Jean à la fin du Ier siècle. Les témoins gênants (femmes comme premières témoins de la Résurrection, références à des échecs des Apôtres) confirment qu’il ne s’agit pas d’une légende construite.
La Tradition apostolique des Évangiles est attribuée par la Commission Biblique Pontificale (instruction Sancta Mater Ecclesia, 1964) à trois étapes : 1° la vie et l’enseignement de Jésus lui-même ; 2° la prédication apostolique post-Résurrection ; 3° la rédaction évangélique par des auteurs inspirés. Ces étapes garantissent la fidélité histori que sans supp rimer l’interprétation théologique.
L’Apocalypse est le livre le plus mal compris de la Bible : elle n’est ni un programme politique ni un précis de la fin des temps avec calendrier. C’est un livre de prophétie symbolique et littéraire, écrit dans le genre appelé apocalyptique (révélation par vision et symboles) pour consoler les chrétiens persecutés de la fin du Ier siècle sous Domitien. La bête 666 = Nerôn Kaiser (gématrie hébraïque). Babylone = Rome imperiale. Les 7 Eglises = les communautés chrétiennes réelles d’Asie Mineure.
Cependant, l’interprétation eschatologique est aussi légitime : l’Apocalypse contient une propheties sur la fin des temps, le jugement dernier et la Jérusalem céleste (chapitres 20-22) qui dépassent le seul contexte historique immédiat. La tradition catholique privilégie une lecture à plusieurs niveaux : histoire + eschatologie sans réduire l’un à l’autre. Les dérives millénaristes (1000 ans de règne terrestre du Christ) ont été condamnées dès saint Augustin.
La Bérit (alléance) est la structure narrative fondamentale de la Bible : Dieu entre librement en relation avec l’homme par un lien bilatéral sacré. Cinq grandes alléances progressives : Noé (après le Déluge : Dieu ne détruira plus la terre, arc-en-ciel ; Gn 9) ; Abraham (le pays, la postérité, la bénédiction pour toutes les nations ; Gn 15-17) ; Moïse / Sinaï (le peuple élu, la Torah, le sacerdoce lévitique ; Ex 24) ; David (un fils sur le trône à jamais ; 2 S 7) ; Nouvelle Alliance (Jéremie 31,31 : la Loi grave dans les cœurs, institué dans le Sang du Christ ; Lc 22,20). Chaque alléance inclut et dépasse la précédente.
La question de la lecture de la Genèse est l’une des plus débatues. La tradition catholique enseigne que la Genèse est véridique en tout ce qu’elle affirme, mais qu’elle n’est pas un manuel de sciences naturelles : son but est théologique (qui est Dieu, qui est l’homme, pourquoi le mal). Les 6 jours de la création ont été interprétés très diversement par les Pères eux-mêmes (Augustin voit une création simultanée, non en 6 jours successifs) : aucune interprétation unique n’est dogmatiquement imposée pour les questions de chronologie.
Ce qui est de foi définie : l’unité du genre humain (un seul couple à l’origine), la création spéciale de l’âme humaine par Dieu (non produite par l’évolution), la chute historique réelle d’un premier couple (Humani Generis, Pie XII, 1950). Humani Generis autorise l’examen de la théorie de l’évolution pour le corps, sous condition de ne pas nier l’unité des origines humaines et la création de l’âme.
La Septante (LXX) est la traduction grecque de l’Ancien Testament réalisée entre le IIIe et le Ier siècle avant J.-C. à Alexandrie. Elle fut la version de l’AT utilisée par les Apôtres et citée dans le Nouveau Testament (environ 300 citations d’Is, Ps, etc. viennent de la LXX). Elle comprend les 7 livres deutérocanoniques rejetés par les protestants. La Vulgate est la traduction latine de la Bible réalisée par saint Jérôme entre 382 et 420, à partir de l’hébreu et du grec, à la demande du pape Damase Ier. Le Concile de Trente (1546) l’a déclarée authentique (autorisée pour l’enseignement et la liturgie) : cela ne signifie pas qu’elle est sans imperfections textuelles, mais qu’elle est exempte d’erreurs doctrinales.
Une parabole est un récit fictif mais vraisemblable, dont le but est d’enseigner une vérité spirituelle. Jésus en emploie environ 40 dans les Évangiles synoptiques. Erreur à éviter : vouloir allégoriser chaque détail (chaque élément de la parabole n’est pas forcément significatif). Saint Augustin a allégorisé le bon Samaritain dans tous ses détails (le Samaritain = Christ, l’auberge = l’Eglise, les deux pièces = les deux sacrements…) : c’est une lecture légitime mais non le seul sens voulu par Jésus. Le sens premier est toujours le point de comparaison principal : une parabole a un seul point central (le fils prodigue = la miséricorde du Père) et les détails secondaires illustrent l’histoire sans porter de sens propre.
Le Sermon sur la Montagne (Mt 5–7) est le discours fondateur de la morale chrétienne, comparabl e à la donnée de la Torah au Sinaï : Jésus y est le Nouveau Moïse, sur la Nouvelle Montagne, donnant la Nouvelle Loi. Il commence par les 8 Béatitudes (Mt 5,3-12) qui retournent les valeurs du monde (pauvres, doux, purs de cœur = bienheureux) et présente l’idéal chrétien comme la perfection de la Loi ancienne, non son abolition : « Je ne suis pas venu abolir mais accomplir » (Mt 5,17). Les 6 antithèses (vous avez appris… mais moi je vous dis) montrent que la morale chrétienne dépasse la morale mosaïque en intériorisation.
Saint Paul est l’auteur de 13 épîtres (7 authentiques unanimement : Rm, 1-2 Co, Ga, Ph, 1 Th, Phm ; 6 discutées par la critique mais reconnues comme canoniques). Ses thèmes fondamentaux : Justification par la foi (Rm, Ga) : non par les oeuvres de la Loi mais par la foi en Jésus-Christ ; Corps mystique (1 Co 12, Col, Ep) : l’Église comme Corps du Christ ; Eschatologie (1-2 Th, 1 Co 15) : la Résurrection et la Parousie ; Hymne kénôtique (Ph 2,6-11) : l’abaissement du Christ. Attention : la « justification par la foi seule » luthérienne est une lecture partielle de Paul — Paul parle de foi opérant par la charité (Ga 5,6) et juge aussi selon les oeuvres (Rm 2,6).
La différence essentielle est le nombre de livres : 73 livres dans la Bible catholique, 66 dans la Bible protestante. Les 7 livres supprimés par Luther en 1519-1520 (Tobie, Judith, 1-2 Maccabées, Sagesse, Siracide, Baruch) sont appelés deutérocanoniques par les catholiques et apocryphes par les protestants. Luther les a rejetés en s’appuyant sur le canon hébraïque (canon de Jamnia, vers 90 apr. J.-C.) ; mais les Apôtres citaient la Septante (qui les inclut), et l’Église avait toujours reconnu leur canonicité. Autre raison pratique : 2 Maccabées 12,46 (prière pour les morts = Purgatoire) et Siracide embarrassaient la doctrine protestante.
Les quatre Évangélistes sont les auteurs des Évangiles canoniques. Leurs symboles (tirés de la vision d’Ezéchiel 1 et de l’Apocalypse 4) sont : Matthieu = l’Homme (son Évangile commence par la généalogie humaine du Christ) ; Marc = le Lion (commence par Jean-Baptiste dans le désert, rugissement prophétique) ; Luc = le Taureau/Boeuf (commence par le sacrifice au Temple, Zacharie) ; Jean = l’Aigle (son Prologue s’élève d’emblée vers la théologie divine : « Au commencement était le Verbe »). Cette interprétation symbolique est due à saint Irénée de Lyon et popularisée par saint Grégoire le Grand.
Le Nom divin YHWH (tétragramme, 4 lettres hébraïques) est le Nom propre de Dieu révélé à Moïse au buisson ardent (Ex 3,14) : Ehyeh asher Ehyeh (Je suis Celui qui suis, ou Je serai ce que je serai). Ce Nom exprime l’être pur, subsistant, éternel et fidèle de Dieu. Les Juifs l’ont si bien vénéré qu’ils refusaient de le prononcer, lui substituant Adonaï (Seigneur) : d’où la traduction SEIGNEUR (en majuscules) dans les Bibles modernes. La vocalisation Yahvé est une reconstruction savante (le vrai Nom est inconnu dans sa prononciation exacte). Jéhovah est une erreur chrétienne médiévale mélangeant les consonnes de YHWH avec les voyelles d’Adonaï.
Le sacrifice (du latin sacrum facere : rendre sacré) est l’acte par lequel l’homme reconnaît la souveraineté de Dieu en lui offrant quelque chose de précieux. Dans la Bible, il y a différents types de sacrifices : l’holocauste (victime entièrement brulée pour Dieu), l’offrande de paix (repas avec Dieu), le sacrifice pour le péché (expiation). Tous les sacrifices de l’AT préfigurent et sont accomplis dans le sacrifice unique de la Croix : l’agn eau pascal, le sacrifice d’Abraham, les holocaustes du Temple. Après la Croix, le seul vrai sacrifice est la Messe : tous les sacrifices anciens sont à la fois abolis et accomplis en elle.
L’Exode est l’événement fondateur d’Israël : la libération de l’esclavage d’Egypte sous la conduite de Moïse, par la puissance de YHWH. Il est à la fois un fait historique et le type par excellence de la Rédemption chrétienne. Correspondances typologiques : Egypte = esclavage du péché ; Pharaon = diable ; agneau pascal = Jésus-Christ (1 Co 5,7 : « notre Paque, c’est le Christ ») ; mer Rouge = Baptême (1 Co 10,1-2) ; manne = Eucharistie (Jn 6) ; Moïse = Christ ; Terre promise = Ciel. La Pâque juive (Pessah) découle directement de l’Exode ; Jésus a institué l’Eucharistie pendant la Pâque et l’a accomplie.
Le Psautier (150 psaumes) est le livre de prière par excellence de l’Église, utilisé dans toute la liturgie des Heures depuis les origines. Composés pour la plupart par David (tradition) sur environ 1000 ans (Xe–IIe s. av. J.-C.), ils expriment toute la gamme des sentiments humains devant Dieu : adoration, action de grâces, supplication, répétentance, lamentation, confiance, louange, cri de détresse. Jésus lui-même a prié les Psaumes (il cite Ps 22 en croix) et plusieurs Psaumes sont messianique s au sens direct (Ps 2, 22, 110, 118). Les Pères ont lu tous les Psaumes à travers le prisme du Christ : c’est lui qui prie le Père, en nous et pour nous, dans les Psaumes.
Melchisédech est une figure mystérieuse de la Genèse (14,18-20) : roi de Salem (Jérusalem), prêtre du Dieu Très-Haut, il apporte pain et vin à Abraham et le bénit. L’auteur de l’Épître aux Hébreux en fait le type par excellence du sacerdoce du Christ : Jésus est « prêtre pour l’éternité selon l’ordre de Melchisédech » (Ps 110,4 ; He 5-7). Ce sacerdoce est supérieur au sacerdoce lévitique car : 1° Melchisédech a béni Abraham (donc supérieur) ; 2° son sacerdoce est éternel (non transmis à des descendants) ; 3° il offre pain et vin (figure de l’Eucharistie). La Messe accomplit et dépasse ainsi les sacrifices du Temple.
Le parallèle Ève-Marie est l’un des plus anciens de la théologie patristique. Marie est la Nouvelle Ève : comme la faute d’Eve a été commise par désobéissance à Dieu (« non, pas ta volonté »), le salut est venu par l’obéissance de Marie (« qu’il me soit fait selon ta parole », Lc 1,38). Comme Eve a été l’instrument de la chute, Marie est l’instrument de la Rédemption. En Jean 2 et 19, Jésus appelle Marie « Femme » — non par impolit esse mais en référence à la « femme » de Genèse 3,15 (protoévangile). La Femme vainc le serpent par l’Enfant qu’elle enfante.
Jésus déclare lui-même : « Je ne suis pas venu abolir mais accomplir » (Mt 5,17). L’attitude de Jésus à l’égard de la Loi est une attitude d’accomplissement radical, non de rupture. Il accomplit la Loi en la portant à sa perfection (les antithèses du Sermon sur la Montagne) ; il accomplit les Prophètes en étant le Messie qu’ils annoncçaient ; il accomplit les rites en les remplaçant par leur réalité (l’agneau pascal par l’Eucharistie). La Loi mosaïque avait un but pédagogique (Ga 3,24 : « le pédagogue qui nous conduit à Christ ») : accomplie, elle cède la place à la loi de grâce, qui l’intériorise et la surpasse.
Les miracles de Jésus sont à la fois des faits historiques réels et des signes théologiques : les deux n’s’excluent pas. La réduction des miracles à des symboles ou des métaphores (courant moderniste, Bultmann) est contraire à la foi catholique. L’Église croit que Jésus a réellement guéri des aveugles, des lépreux, des paralytiques, ressuscité des morts (Lazare, fils de la veuve de Naïn, fille de Jaïrus). Ces miracles sont des signes (ēmeia en Jean) de la divinité du Christ et de l’arrivée du Royaume. Ils prouvent que Dieu est entré en action pour sauver. Les miracles de Jésus ont le même message : l’humanité est réparée, les conséquences du péché reculent.
La royauté du Christ est une vérité biblique fondamentale proclamée dans les deux Testaments. Dans l’AT : la prophétie à David (2 S 7,12-16 : un fils sur le trône à jamais), le Psaume 2 (« Tu es mon Fils… je te donne les nations en héritage »), le Psaume 110 (« Assieds-toi à ma droite »). Dans le NT : l’Annonciation (Lc 1,32-33 : « son règne n’aura pas de fin »), le titre INRI sur la Croix, la Parousie (Ap 19,16 : « Roi des rois et Seigneur des seigneurs »). Cette royauté est universelle et s’étend à toutes les sociétés humaines : telle est la doctrine de Quas Primas (Pie XI, 1925) instituant la fête du Christ-Roi.
La « Crainte de Dieu » (yir’at YHWH en hébreu) est présentée dans la Sagesse biblique comme le commencement de la sagesse (Ps 111,10 ; Pr 1,7 ; Si 1,14). Elle n’est pas la terreur servile (peur d’un tyran) mais une réalité complexe comprenant révérence, admiration, humilité et vigilance morale devant la majesté infinie et la sainteté absolue de Dieu. La tradition théologique distingue deux types : la crainte servile (fuir le péché par peur de la punition) et la crainte filiale (fuir le péché par amour de Dieu que l’on ne veut pas offenser) : la deuxième est un don du Saint-Esprit, la première est un commencement de conversion. Les deux sont utiles, la seconde seule est parfaite.